Eric, Lausanne, formateur, coach certifié
« Un corps a ses raisons que la raison ne connaît pas… toujours !
Je viens de suivre une formation animée par Josette Lépine coach et ex-danseuse classique. Ce fut une découverte, un bienfait, une source d’idées nouvelles pour accompagner les personnes vers le changement au travers de la symbolique du langage corporel. Cette formation m’a marqué. Pourtant, il est difficile de parler d’une approche qu’il s’agit avant tout d’expérimenter pour en percevoir la pertinence. Cependant, je ne résiste pas à la tentation de vous partager mes réflexions.
Dans nos métiers d’aide, nous avons l’habitude de nous adresser en premier lieu à la raison, puis au cœur, pour éventuellement constater corporellement les effets de cette gymnastique intrapsychique.
Mais avons-nous pensé que notre corps peut aussi parler en premier sans être asservi par la raison ? Si on fait l’effort de lui laisser la première place, exprimera-t-il forcément la même chose que notre tête ? Une chose est certaine, son expression témoigne de nos aspirations, de notre être profond. Il nous connecte avec ce qui nous caractérise, avec nos besoins intimes. Il a sa propre lecture de nos situations de vie. Mon corps veut être mon ami : chez lui, pas d’interprétation ironique, malicieuse ou dédaigneuse. Sans amoindrir, sans amplifier, il est le témoin bienveillant de l’état du moment. Il exprime l’être et ne juge pas. Suis-je disposé à l’écouter ? Que peut-il m’indiquer sur une difficulté ou un choix ?
Le coach joue en quelque sorte le rôle de médiateur. Il aide la personne à se mettre en contact avec son corps, son cœur et sa tête. Il facilite l’écoute de ce que le corps aurait à communiquer en particulier sur une situation problématique. Le corps utilise un langage métaphorique et laisse à la conscience sa part : la verbalisation, la prise de conscience, la reconnaissance des émotions associées. Le corps parle simplement et richement dans un langage holistique. Le traitement par la conscience de tout ce que la manifestation corporelle signifie prend par contre davantage de temps.
Finalement, avec notre tête, on croit comprendre plus vite, alors qu’avec notre corps notre cœur et notre tête, on comprend plus loin. »
Pour moi, c’est le moyen d’éviter d’intellectualiser et d’entretenir les images d’inquiétude qui m’habitent. Si je reste dans les mots, je ne sors pas d’une pensée mortifère qui me fait envisager tous mes manquements possibles. Je tourne à vide. Le simple fait de devoir bouger établit un lien avec le coach, une mise à distance entre le coaché et ses propres pensées, ne serait-ce que pour répondre à ses invitations au déplacement d’où plus d’enfermement.
Le mouvement constitue pour moi une ouverture, une respiration. Par la projection dans l’espace et le temps qu’induit le déplacement, je me sens plus en contact avec la réalité objective de ce que j’ai à vivre. Une façon de s’ancrer dans la terre d’où plus de possibilité de fuite par la pensée.
Bonjour Josette,
Tout d’abord MERCI.
J’ai vécu ces deux journées avec une grande force. Je crois avoir trouvé mon identité de coach, et c’est énorme pour moi. Je voulais te remercier, pour ce que tu nous a transmis, mais surtout pour ce que tu es.
Je voulais aussi te dire que j’ai trouvé le moyen de mettre en application ce que j’ai appris pendant ces deux jours.
J’étais à Rodez hier, en animation de formation sur le thème « Accueil et relations avec le public ». une stagiaire a évoqué un pb avec sa fille ado : conflits, bras de fer, limites..etc
Alors je l’ai faite se lever, et je lui ai proposé de me pousser par les épaules. Je n’ai opposé aucune résistance… « ben, on peut aller loin comme ça ! »
Puis, j’ai résisté « là, ça mène à rien ». je lui ai proposé de trouver autres choses…et elle a trouvé.
Cette expérience a été très claire pour elle, ainsi que pour les autres participants.(j’ai vu des petites lumières dans leurs yeux)
Et pour moi, beaucoup de plaisir car j’ai osé.
À très bientôt
Laurence
PS / Je souhaite m’inscrire au groupe de supervision, est-ce que la date du 18 janvier est confirmée ? Peux-tu me le dire au plus tôt pour que je puisse réserver mon vol ? merci d’avance.
« Josette Lépine m’a fait découvrir le coaching somatique dont j’ai pu apprécier l’efficacité et la pertinence
Depuis, j’utilise certains exercices en coaching individuel ou collectif, notamment quand la réflexion tend à prendre le pas sur les émotions .
C’est la simplicité apparente de ces mises en situations qui en révèle la puissance »
Sophie
« Chère Josette,
Ton coaching non verbal a été tout d’abord un vrai plaisir, un beau cadeau. Ce qu’il m’a apporté :
D’un point de vue professionnel : la confirmation et le vécu de l’importance du non verbal au-delà du verbal ; l’incontournable compréhension de la demande ; l’intérêt de la détente, de l’écoute de soi et de son client à un autre niveau ; la nécessité d’avoir confiance dans son ressenti ; le besoin d’avoir un calme intérieur pour être à l’écoute du non-verbal ; l’intérêt de la maturité pour accéder à ce calme intérieur ou – et- à cet équilibre ; l’intérêt d’avoir travaillé avec son corps pour mieux le comprendre.
D’un point de vue personnel : ma difficulté à m’extraire du « bruit » ambiant et donc à me centrer sur moi en toute occasion ; ma capacité à me détendre que je n’exploite pas suffisamment ; le lâcher-prise physique et moral avec lâcher quand on sait ce qu’il peut y avoir en dessous quand on a déjà construit autre chose ; l’urgence qu’il y a à ce que je prenne soin de moi, de mon corps !
le bonheur que j’ai quand on prend soin de moi ! Et l’envie de pouvoir le retransmettre ! Et une nouvelle confirmation que le hasard n’existe pas et que cette rencontre était divine ! »
Christine
« En commençant mon coaching, je me disais, à l’époque, que j’allais enfin pouvoir comprendre un tas de choses, trouver des réponses à mes questions.
En effet, si après quelques séances de coaching, j’étais convaincue que les mots pouvaient faire mouche, je n’imaginais pas du tout qu’un exercice non verbal avec mon coach pourrait déclencher en moi une vraie prise de conscience.
Je me souviens comme si c’était hier de cette séance au cours de laquelle j’ai regardé mon coach s’allonger par terre tout en me disant « On va faire un petit exercice ! »
Mon coach s’est alors transformée en une personne que je connaissais et qui se trouvait en danger au bord d’une falaise. Cette personne me tendait le bras pour ne pas chuter.
En bon Saint-Bernard que je suis, je me suis accrochée de toutes mes forces à son bras en la tirant à moi afin de la mettre hors de danger. Mon coach, quant à elle, s’accrochait désespérément à moi pour ne pas tomber dans ce terrible vide qui l’attirait si fort. Elle s’accrochait tant à moi que, malgré tous mes efforts pour la sortir de là, c’est l’inverse qui s’est produit et nous sommes tombées toutes les deux !
Cet exercice a été pour moi un véritable électrochoc, l’évidence s’imposait à moi… ce n’est pas en sombrant avec la personne que l’on tente d’aider le plus sincèrement du monde, qu’on lui vient en aide !
Au cours de cet exercice non verbal, je dois avouer que j’ai ressenti un certain malaise, une appréhension… mais qu’attendait-on de moi ? Que me réservait cette mise en scène ? Toutes ces émotions ressenties étaient peut-être un élément nécessaire et indispensable à la réussite de cet exercice.
Ce qui est certain aujourd’hui,, c’est que le déclic que cet exercice a provoqué en moi, ce jour là, m’a épargné depuis bien des soucis ! L’image reste entière et quand je tends à l’oublier (chassez le naturel… il revient au galop), elle s’impose très vite à mon esprit et je positionne alors le curseur là où il me semble juste de le mettre pour faire ma part afin d’aider l’autre tout en me protégeant ! »
Annick
« Après quelques mois, je me souviens encore très bien de la séance et notamment de ce qu’elle m’a fait redécouvrir pour continuer à avancer, plutôt que de rester paralysée par mes appréhensions et mes peurs face aux difficultés quotidiennes. Affronter le non-verbal fait surgir une énergie en s’affranchissant du langage. Je suis parvenue à maîtriser et à délivrer des discours bien réfléchis.
En cela, il donne une nouvelle ouverture : il fait entrer dans une autre dimension où tout est possible. C’est un voyage qui donne du recul et un changement de registre.
Il donne aussi une puissance : le mouvement est créateur d’énergie et un ancrage plus fort. Cela m’a surprise et je me souviens encore de la douceur et de la délicatesse de Josette qui facilitent l’entrée dans cette découverte ; de sa perspicacité et de son professionnalisme qui rassurent vers l’approfondissement. Encore un grand merci et amicalement. »
Sabine
« 1. Impact (mettre en position – statut humaine) : cet exercice m’a fait prendre conscience de ma façon de me tenir et de me présenter. Suite à la séance qui changeait ma façon de me tenir. Ceci a fortement augmenté mon impact sur mes interlocuteurs.
2. Conséquences du travail « bûches-équilibre ». Cet exercice m’a confortée dans ma décision de créer une société et de travailler sur l’équilibre (des valeurs féminines, masculines, et mon équilibre personnel, etc.). Le travail sur l’équilibre est un travail permanent. On obtient l’équilibre uniquement si on risque de le perdre par moments. Je ne peux travailler l’équilibre avec les autres que si j’ai trouvé moi-même le mien.
3. Autres impacts : le fait d’avoir travaillé sur mon propre non-verbal m’a permis d’affiner mon regard en tant que coach et conseil, en regardant le langage non verbal de mon interlocuteur d’une manière plus précise. »
Martine
Une salle de formation, cinq personnes et un mur blanc. L’exercice consiste pour chacun à expérimenter le trou de mémoire et à le dépasser. Pour moi ça relève quasiment de l’impossible, du contradictoire, de quelque chose du « sois spontané » ou « faut que tu lâches ». Je me lance malgré tout et respecte les